Académie Équestre Annie Marion
Plus que tout autre, l'art équestre est en liaison intime avec l'art de vivre...
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Académie Équestre Annie Marion

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 

 

 

Bonjour,

     Je suis heureuse de vous accueillir sur ce site. Avec le temps, les aspects de l'équitation en font un loisir, un sport, une technique et même…dans mon cas, une façon de vivre. Sur cette page je vous ferai part du rôle de l'entraîneur, de son profil, de ses responsabilités et du chemin à suivre pour prétendre à ce titre.

La dominance... la communion

Pour le commun des mortels, l'équitation est l'action d'enfourcher un cheval et de le guider en gesticulant les mains et en le frappant des talons. L'initié voit dans le cavalier un être dominant la bête qui, soumise, travaille de concert avec ce dernier. Heureusement, la réalité n'est pas aussi simple que cette perception laissée par les images du cinéma. L'équitation est beaucoup plus subtile, et de ce fait, les mérites du cavalier et de sa monture sont beaucoup plus grands.

En fait, la relation entre le cavalier et le cheval est une communion où le rapport dominant/dominé n'est pas nécessairement dans l'ordre que l'on peut croire. L'humeur, la santé, les connaissances et la personnalité de chacun d'entre eux, ainsi que l'entraînement de l'un et de l'autre, les amèneront à ce pressentir. Au bord de l'anticipation, les commandes pratiquement invisibles du cavalier feront réagir le cheval avec des gestes fluides, tandis que la bête informera le cavalier de ses intentions d'obtempérer, de son bien-être et de sa compréhension.

Toute cette symbiose est possible par un entraînement régulier à cheval et au sol. Les soins accordés, le temps à socialiser et l'attention générale qu'on lui accordera feront de lui un allié dans notre passion grandissante.

La réalité de l'enseignement

L'entraîneur est un enseignant évoluant dans une activité où il y a une interaction directe entre un athlète (cheval) et un sportif (cavalier). Il est de la responsabilité de l'entraîneur de s'assurer que ces deux volontés indépendantes agissent dans une sécurité optimale afin d'assurer l'intégrité physique du cavalier et de son cheval. Dans ce contexte, par ses interventions, l'entraîneur s'expose au jugement de tous et chacun, malgré que ces derniers ne soient pas nécessairement en mesure de rivaliser avec  lui. L'entraîneur est le phare de tout cavalier en devenir. Il est donc important qu'il reflète la philosophie du sport par sa courtoisie, sa politesse, ses qualités techniques et sa rigueur. Il saura être exigeant autant envers les cavaliers qu'envers lui-même. Bon organisateur et de bonne compagnie, l'entraîneur fera naître une atmosphère de camaraderie où l'éthique professionnelle aura sa place.

Il n'est pas utopique d'espérer tant de qualités humaines en une seule personne. En fait, cela est incontournable.

Grandes doivent êtres les qualités d'un entraîneur pour qu'il puisse voir à TOUT. Il est en contact avec des gens et aussi avec des animaux. Il doit voir au bon entretien des litières et à la santé des chevaux. Il est en contact avec des intervenants comme le vétérinaire, le palefrenier, les propriétaires de chevaux, les marchands, les parents de jeunes cavaliers et les cavaliers eux -mêmes. De plus il doit aussi monter des chevaux pour les dresser, corriger des lacunes ou pour apporter un entraînement thérapeutique…( sa raison première). Malgré toute sa passion, les journées sont longues et fatigantes. Même si cela semble tout naturel, l'orchestration d'une journée à l'écurie n'est pas toujours de tout repos. L'entraîneur doit conjuguer avec différents éléments. Premier élément. Le nouveau client. Il s'attend à voir sa performance s'améliorer comme on peut  s'améliorer après un cours de conduite automobile. Il sera rapidement surpris du temps qu'il aura à investir devant la subtilité de l'apprentissage. Second élément, non seulement l'apprentissage est subtil et demande du temps, les coûts sont relativement élevés. Troisième élément, l'entraîneur doit faire répéter les exercices sans être monotones, et en gardant le contrôle sur l'aspect sécuritaire. Quatrième élément, malgré les contraintes précitées, il tentera d'amener l'étudiant à perfectionner ses techniques de base. Cinquième et dernier élément, il doit avoir une stratégie commerciale pour fidéliser sa clientèle. L'entraîneur a quatre vies simultanément. Celle à cheval, celle de l'enseignant, où son altruisme a tout l'espace pour se satisfaire de ce besoin de partager sa passion et sa rigueur. Il y a cette vie pleine d'empathie, où  l'entraîneur écoute, durant ses rares pauses, les réussites, les échecs, la vie de tous ceux qui se confient. Il y a aussi la vie de l'entrepreneur qui construit, achète et gère son école d'équitation. Reste cette dernière vie, très personnelle, drôlement mélangée aux autres. Être un entraîneur c'est tout cela.

Le bagage

Pour parvenir à exécuter cette transmission du savoir équin, il faut avoir une grande maîtrise des techniques très fines que contient le monde de  l'équitation.  À cheval, son bagage lui permettra de répondre rapidement et correctement  à un mouvement impromptu de sa monture. Pied-à-terre,  ses compétences  pédagogiques lui permettront de conseiller et de diriger un cavalier. Il sera à même de corriger les difficultés que celles-ci soient  causées par des lacunes techniques du cavalier, d'un cheval d'humeur maussade ou moins bien éduqué.

Les aptitudes pédagogiques sont d'une grande importance pour la structure des différents apprentissages permettant à l'élève de grandir dans un certain calme au sein de cette activité tout en conservant un sentiment de compétence. Plus un cavalier apprend et acquiert de l'expérience, plus sa technique est empreinte de raffinement, basée sur des informations justes et concises. Cette clarté et ce goût du discours bien pesé et nettoyé de tout propos inopportun sont la caractéristique d'un entraîneur compétent.